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Le territoire de la Côte d'Ivoire présente l'aspect d'un quadrilatère, dont le sud offre une façade de 520 km sur l'océan Atlantique, dans la partie occidentale du golfe de Guinée. Le relief peu élevé et le pays est constitué principalement de plateaux et plaines.
Les eaux, qui couvrent environ 4 462 km², soit 1,38 % de la superficie totale du pays, sont constituées au sud par l'océan (Atlantique), les lagunes dont les plus célèbres sont les complexes Aby-Tendo-Ehy, Ebrié, Grand-Lahou-Tadio-Makey-Tagba, ainsi que d'eaux mortes. De nombreux cours d'eau avec souvent des débits extrêmes, drainent tout le territoire. Citons les quatre grands fleuves qui sont le Cavally (700 km), le Sassandra (650 km), le Bandama (1 050 km) et la Comoé (1 160 km). D'autres cours d'eau importants sont le Tabou, le Néro, le San-Pedro, le Bolo, le Niouniourou, le Boubo, l'Agnéby, la Mé, la Bia.
Compris entre 4° et 10° de latitude nord, la Côte d'ivoire est distant de l'équateur d'environ 400 km sur ses marges méridionales, et du Tropique du Cancer d'environ 1 400 km sur ses frontières septentrionales. Le climat, généralement chaud et humide, constitue une transition entre l'équatorial et le tropical. Équatorial le long des côtes, il est semi-aride à l'extrême nord. Le pays connaît en général des variations importantes de température entre le nord et le sud, mais également le long de l'année en fonction des saisons. Les températures oscillent autour de 28 °C en moyenne. Deux grandes zones climatiques se côtoient : le climat équatorial et le climat tropical de savane, lui même plus ou moins sec. |
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Le climat subéquatorial est caractérisé par des températures de faibles amplitudes de (25 °C à 30 °C), un fort taux d'humidité (de 80 à 90 %) et des précipitations abondantes. La grande saison sèche, chaude, est entrecoupée de quelques pluies et s'étend du mois de décembre au mois d'avril. La petite saison sèche couvre les mois d'août et de septembre. Quant aux saisons de pluie, elles s'échelonnent de mai à juillet pour la grande et d'octobre à novembre pour la petite.
La population ivoirienne connaît une croissance rapide. Au cours des derniers recensements effectués en 1975, 1988 et 1998, elle est chiffrée à 6 709 600, 10 815 694 puis 15 366 672 habitants. Elle est estimée à plus de 20 000 000 d'habitants en 2009. Cet accroissement rapide est en partie imputable à l’immigration continue de populations étrangères. Le recensement général effectué en 1998 révèle en effet un taux d’étrangers de 26%, soit plus du quart de la population totale. Ces immigrés sont attirés par le développement économique rapide et la stabilité sociale et politique que connaissait le pays avant le début des crises sociopolitiques et militaires. Ils proviennent majoritairement des pays voisins membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest . Malgré la crise politico-militaire de 2002, le pays compte encore en 2009 de nombreux étrangers originaires de la CEDEAO dont des Burkinabés (environ 2 millions), des Maliens, des Guinéens, des Sénégalais, des Libériens, des Ghanéens. À ceux-ci s’ajoutent les Libano-Syriens essentiellement commerçants, quelquefois industriels, des Asiatiques et des Européens. Le pourcentage d'étrangers naturalisés est de 0,6%.
La population ivoirienne est multiethnique. Cinq grands groupes ethniques, comprenant environ une soixantaine d'ethnies, constituent les nationaux d'origine et sont localisés dans les régions suivantes :
- au nord, le groupe voltaïque (Gur) ou sénoufos, 13 % de la population ;
- au nord-ouest, le groupe mandé du Nord ou malinké, 12,2 % de la population ;
- à l’ouest, le groupe mandé du Sud, 7,4 % ;
- au sud-ouest et au centre-ouest, le groupe krous, 9,4 % de la population ;
- au centre et à l'est, le groupe akans, 31,1 % de la population.
Composée d'une forte proportion de jeunes (près de 45 % de la population totale, contre 4% pour les personnes âgées), la population ivoirienne est inégalement répartie sur le territoire national. Les variations s'observent d'une région à l'autre, mais également entre zones rurales et zones urbaines. Abidjan reste le principal centre urbain et économique du pays, avec plus de 3 00 000 d'habitants en 2008. Yamoussoukro (165 000 habitants), Bouaké (500 000 habitants), Daloa (180 000 habitants), Korhogo (150 000 habitants), Gagnoa (115 000 habitants), Man (120 000habitants) et San-Pédro (140 000 habitants), sont également de grandes villes.
Par ailleurs, le pays abrite environ 27 000 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007, dont 24 200 provenant du Libéria et ayant fui la guerre civile.
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